Covid-19 et ses effets sur les plus démunis

Depuis le début de la pandémie, les pressions des organismes communautaire auprès des gouvernements provinciaux et fédéraux afin que les plus démunis de notre société aient accès à des conditions de vie dignes se sont multipliés.

 

Bien que le gouvernement québécois ait concédé à certains assouplissements à l’Aide sociale durant la pandémie, ceux-ci n’ont pas contribué à enrayer la pauvreté chez les personnes assistées sociales. Les prestations d’Aide sociale étant déjà insuffisantes avant le début de la pandémie, ces assouplissements ont davantage permis un desserrement administratif du système d’Aide sociale.

 

16 juin

 

Devant la réaction du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet, la porte-parole d’un Collectif pour un Québec sans pauvreté Virginie Larivière a réagi en critiquant le bilan du ministre. Entre autres, elle y a dénoncé l’absence d’engagement du ministre en matière de financement d’urgence auprès des personnes assistées sociales et la faible hausse du salaire minimum. Selon elle, le versement de subventions du gouvernement à des œuvres de bienfaisance comme les banques alimentaires est le signe de l’inefficacité du filet social québécois.

  • 16 décembre 2020 :  les demandes sont à la hausse dans les banques alimentaires et accueillent une nouvelle clientèle 

 

 

Pourquoi les organismes communautaires favorisent-ils des mesures d’aide sociale plutôt que de charité comme les dons aux banques alimentaires? Les mesures d’aide sociale permettent de favoriser la stabilité des mesures prodiguer aux individus, tandis qu’il est plus difficile de déterminer la prévisibilité des mesures de charité. De plus, l’aide sociale mise sur la solidarité, définissant ainsi les individus comme égaux entre eux. Avec la mise de l’avant de mesures d’aide sociale, l’emphase est portée sur la contribution de l’individu en fonction de ses capacités plutôt que de contribuer à renforcer les inégalités sociales par des mesures de philantropie.

Comme le dit le vieux dicton : « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson ». La solidarité, contrairement à la charité, amène l’individu à se responsabilisé à la hauteur de ses capacités et contribue, progressivement, à un individu de se sortir de la pauvreté lui-même.

  • 1er août : fin du moratoire sur le recouvrement des dettes à l’aide sociale

 

14 août

 

À l’instar de la population générale, la ministre de l’Habitation Andrée Laforest s’est montrée inquiète de la diminution du nombre de logements abordables. Investisseurs, proches de promoteurs immobiliers et médecins spécialistes sont quelques acheteurs ayant fait l’acquisition de ce type de logements pour de les louer afin de réaliser des profits. 

 

19 août

Face à la hausse marquée de plusieurs biens à la consommation essentiels, la coordonnatrice de l’Association coopérative d’économie familiale de l’Estrie (ACEF) Sylvie Bonin a dénoncé son effet sur les populations appauvries. Selon un rapport de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), la population la plus appauvrie dépensent en moyenne 17% de leur revenu afin de s’alimenter, tandis que cette proportion tombe à 12,5% pour la population la plus riche. Sylvie Bonin a également indiqué que le prix des aliments avait augmenter beaucoup plus rapidement durant les 20 dernières années que l’indice du panier de consommation, alors que les prestations d’aide sociale avaient connu des hausses minimes durant ces années.

  • 31 août : fin du moratoire sur la limite de dons à l’aide sociale

  • 1er septembre : fin de la reconduction automatique des contraintes temporaires à l’aide sociale

  • 1er septembre : retour à la limite d’avoirs liquide en vigueur avant le début de la pandémie

 

7 septembre

 

Les organismes communautaires d’aide en itinérance ont observé une résurgence des problématiques en matière d’itinérance chez les adultes. Selon eux, cette hausse marquée est attribuable à la crise des surdoses, la crise du logement et la crise sanitaire et à la rupture de services nécessaires à la prévention de l’itinérance qui sévit actuellement. Par ailleurs, les organismes communautaires ont noté un effet marqué du recul des ressources en santé mental auprès des sans-abris.

 

Bien que certains élus se soient montrés réceptifs aux revendications des organismes communautaires, il n’en demeure pas moins que l’aide fournie aux plus personnes les plus vulnérables de notre société de leur ne permet pas d’accéder à un niveau de vie atteignant la pleine mesure de l’indice du panier de consommation.

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Vous trouverez ci-dessous un document présentant la campagne d'action éclair, ses enjeux et des idées d'actions simples. Il y a également un modèle de lettre d'appui dont quelques champs en jaune sont à modifier et à retourner aux élus. Toutes les directives sont dans le document sur la campagne d'action.

 

Nous invitons tous les groupes et citoyens à poser une ou des actions pour accentuer la pression. Les outils proposés peuvent être modifiés à votre guise, le but étant de poser rapidement des actions.